FLASCH INFO CFTC avril/mai 2007
Dernières mesures prises :
L’assouplissement des règles du congé de maternité entre en vigueur
Pour offrir plus de liberté aux femmes dont la grossesse se déroule bien et leur permettre de passer davantage de temps avec leur bébé, l’assouplissement des modalités du congé de maternité a été prévu par le Plan petite enfance, annoncé le 7 novembre 2006 par Philippe BAS. Ceci après consultation des partenaires sociaux, de l'Académie de médecine, du Collège national des gynécologues-obstétriciens et de l’Ordre national des sages-femmes.
Cet assouplissement est désormais possible. Les instructions nécessaires ont été transmises aux Caisses primaires d’assurance maladie. Au lieu d'être fixé à six semaines avant et dix semaines après la naissance, le congé de maternité est désormais conçu comme un ensemble de seize semaines que la mère peut prendre comme elle le souhaite autour de la naissance, après avis du médecin.
Une durée incompressible de trois semaines avant la naissance est néanmoins prévue.
La future maman ne peut reporter son départ en congé de maternité avant la naissance que si elle en exprime la volonté expresse et sur avis favorable de son médecin attestant que son état de santé lui permet de prolonger son activité avant la naissance, pour prolonger d’autant le congé maternité après l’accouchement. Communiqué de presse Ministère de la Santé et des Solidarités, 12 avril 2007
Mise en route du "congé de soutien familial" :
le décret est paru PARIS, 20 avr 2007 (AFP) -Le décret autorisant les salariés à prendre un "congé de soutien familial" pour s'occuper d'un parent dépendant ou très handicapé, créé lors de la conférence de la famille de juillet 2006, est paru vendredi au Journal Officiel.
Consacrée aux "aidants familiaux", qui, aux côtés des professionnels, apportent leur soutien à leur proche dépendant, âgé ou handicapé, la Conférence de la famille 2006 avait notamment institué un droit au congé, non rémunéré mais avec maintien des droits à la retraite.
Pour bénéficier de ce congé de trois mois renouvelable dans la limite d'un an, le salarié devra prévenir son employeur au moins deux mois auparavant, en accompagnant sa demande de documents prouvant son lien de parenté avec la personne aidée, et la preuve de sa dépendance (décision d'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie ou justification d'un taux d'incapacité permanente au moins égal à 80%).
Le délai est ramené à quinze jours en cas d'urgence liée notamment à une dégradation soudaine de l'état de santé de la personne aidée. S'il veut renouveler son congé, le salarié doit en prévenir son employeur avec un préavis d'un mois. Ce congé, qui ne peut être refusé par l'employeur, n'est pas rémunéré mais le salarié continue à acquérir des droits à la retraite via l'assurance vieillesse du parent au foyer (AVPF), qui garantit déjà notamment la continuité des droits à la retraite des parents d'enfants handicapés.
Le salarié, qui doit avoir une ancienneté d'au moins un an pour bénéficier de ce congé, a la garantie de retrouver son emploi ou un emploi équivalent dans son entreprise au terme du congé. Les personnes non salariées bénéficient aussi des avantages liés à ce congé, constitution des droits à la retraite et couverture par l'assurance-maladie. Le coût de cette mesure a été estimé à 10,5 millions d'euros en année pleine.
Selon l'Unaf (Union nationale des associations familiales), qui s'était montrée très satisfaite de la création du congé de soutien familial, quelque 15.000 personnes pourraient dans un premier temps être intéressées. Ce congé pourra permettre, avait affirmé l'Unaf, de trouver des solutions de placement, maison de retraite ou aide à domicile, de prendre le temps d'une décision réfléchie, ou de vivre plus calmement des moments difficiles.
Cependant, d'autres réactions, venant par exemple de l'Ufal (familles laïques) ou de la CGT, pointaient le risque de désengagement de l'Etat dans l'aide aux personnes dépendantes.
L’actualité de la CNAF
PROJET DE CAISSE COMMUNE DE SECURITE SOCIALE POUR LA LOZERE AU CA DE LA CNAF
La CFTC a confirmé son avis négatif, position déjà affirmée dans deux courriers cosignés des 4 présidents de caisse nationale de Sécurité Sociale, courriers adressés aux politiques, Chef de l’Etat compris suite à l’évocation de ce principe dans la loi de financement de la Sécurité Sociale
Une URSSAF unique dans l’Hérault
A compter du 1er janvier 2008 sera créée l’URSSAF DE L’Hérault, suite à la fusion des URSSAF de Béziers Saint-Pons et Montpellier-Lodève. La création de cette nouvelle entité juridique est officialisée par l’arreté du 2 mai 2007, paru au Journal Officiel du 13 mai 2007. L’URSSAF qui sera compétente sur l’ensemble du département de l’Hérault aura siège à Montpellier.
Elle comprendra deux établissements à Béziers et à Montpellier. Cette fusion s’inscrit dans le CPG 2006-2009 signé le 30 octobre 2006 entre les deux URSSAF et l’ACOSS à la suite d’une démarche de rapprochement résultant de la décision commune des Conseils d’administration des deux organismes et de la mobilisation des directions et des personnels.
Dans la conduite de ce projet, les deux partenaires ont notamment veillé à maintenir un service public de proximité en conservant un accueil cotisants et partenaires sur les deux sites, et à renforcer l’égalité de traitement sur l’ensemble du département, tout ceci sans licenciements, ni mobilité géographique imposée aux personnels.
Jusqu’à l’absurde !
Pendant les discussions sur la nouvelle classification, aux mérites largement vantés par la CFDT, la CFTC s’est élevée avec force contre la suppression des emplois repères et l’a vivement déplorée. Cela permettait de mettre un niveau de rémunération en face d’une définition d’emploi et du contenu de la tâche à accomplir.
Hélas, rien n’y a fait et la classification s’est appliquée. Avec la mise en place de la nomenclature des emplois en Avril 2007 (décidée par l’UCANSS sans aucune négociation avec les partenaires sociaux), avec effet au 1er Janvier 2007, découlant de cette classification, le personnel voit concrètement le piège qui se referme sur lui.
En effet, au-delà du changement d’appellation de l’emploi, pour certains anecdotique, pour d’autres très vexant, rien n’empêche un directeur de niveler le personnel par le bas, en jouant sur des définitions et des regroupements de tâches, issues d’emplois « génériques » (tiens ! on dirait des médicaments moins coûteux). A l’examen des documents, que chacun peut trouver sur le site de l’UCANSS, il apparaît rapidement que des agents au niveau 3, ou moins, peuvent effectuer des tâches actuellement rémunérées au niveau 4. Il pourrait en être de même à tous les niveaux. Pour aller plus loin, rien ne s’oppose à ce qu’un responsable de service au niveau 8, ou plus, ait un responsable adjoint au niveau 5A.
Cela ne vous paraît-il pas incongru ? N’est-il pas anormal et intolérable de favoriser le creusement de tels écarts ? Et pourquoi pas, tant qu’on y est, en poussant le raisonnement jusqu’à l’absurde, un sous directeur ou un directeur adjoint au niveau 6 ou 7 ? Peut-être le trait est-il un peu fort, mais il ne faut jamais jurer de rien. Souhaitons que ce ne soit qu’une caricature et que cela ne devienne jamais une sinistre réalité.
En tout cas, rien dans cette nomenclature, ni dans ses définitions, ne s’oppose à toutes les interprétations, fussent-elles les plus farfelues et, surtout, les plus injustes. Il semble bien que la manœuvre consiste à dresser les agents et les cadres les uns contre les autres. La marche vers le salaire individualisé est engagée. La CFTC refuse cette fatalité et fera tout pour que cesse ce processus destructeur de la solidarité, sans laquelle il n’y a pas de victoire possible sur les abus.
La spécificité de la CFTC est son refus de la lutte des classes. La clairvoyance de la CFTC l’a amenée à refuser de signer la classification. Quant à ceux qui ont pris la responsabilité de l’accepter, qu’ils se débattent maintenant dans les affres du dilemme où ils sont, pris entre le vice éclatant de ces textes, et leur vertu bien dissimulée, invisible aux yeux du personnel. Courage, rien n’est jamais définitif.
Dernières mesures prises :
L’assouplissement des règles du congé de maternité entre en vigueur
Pour offrir plus de liberté aux femmes dont la grossesse se déroule bien et leur permettre de passer davantage de temps avec leur bébé, l’assouplissement des modalités du congé de maternité a été prévu par le Plan petite enfance, annoncé le 7 novembre 2006 par Philippe BAS. Ceci après consultation des partenaires sociaux, de l'Académie de médecine, du Collège national des gynécologues-obstétriciens et de l’Ordre national des sages-femmes.
Cet assouplissement est désormais possible. Les instructions nécessaires ont été transmises aux Caisses primaires d’assurance maladie. Au lieu d'être fixé à six semaines avant et dix semaines après la naissance, le congé de maternité est désormais conçu comme un ensemble de seize semaines que la mère peut prendre comme elle le souhaite autour de la naissance, après avis du médecin.
Une durée incompressible de trois semaines avant la naissance est néanmoins prévue.
La future maman ne peut reporter son départ en congé de maternité avant la naissance que si elle en exprime la volonté expresse et sur avis favorable de son médecin attestant que son état de santé lui permet de prolonger son activité avant la naissance, pour prolonger d’autant le congé maternité après l’accouchement. Communiqué de presse Ministère de la Santé et des Solidarités, 12 avril 2007
Mise en route du "congé de soutien familial" :
le décret est paru PARIS, 20 avr 2007 (AFP) -Le décret autorisant les salariés à prendre un "congé de soutien familial" pour s'occuper d'un parent dépendant ou très handicapé, créé lors de la conférence de la famille de juillet 2006, est paru vendredi au Journal Officiel.
Consacrée aux "aidants familiaux", qui, aux côtés des professionnels, apportent leur soutien à leur proche dépendant, âgé ou handicapé, la Conférence de la famille 2006 avait notamment institué un droit au congé, non rémunéré mais avec maintien des droits à la retraite.
Pour bénéficier de ce congé de trois mois renouvelable dans la limite d'un an, le salarié devra prévenir son employeur au moins deux mois auparavant, en accompagnant sa demande de documents prouvant son lien de parenté avec la personne aidée, et la preuve de sa dépendance (décision d'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie ou justification d'un taux d'incapacité permanente au moins égal à 80%).
Le délai est ramené à quinze jours en cas d'urgence liée notamment à une dégradation soudaine de l'état de santé de la personne aidée. S'il veut renouveler son congé, le salarié doit en prévenir son employeur avec un préavis d'un mois. Ce congé, qui ne peut être refusé par l'employeur, n'est pas rémunéré mais le salarié continue à acquérir des droits à la retraite via l'assurance vieillesse du parent au foyer (AVPF), qui garantit déjà notamment la continuité des droits à la retraite des parents d'enfants handicapés.
Le salarié, qui doit avoir une ancienneté d'au moins un an pour bénéficier de ce congé, a la garantie de retrouver son emploi ou un emploi équivalent dans son entreprise au terme du congé. Les personnes non salariées bénéficient aussi des avantages liés à ce congé, constitution des droits à la retraite et couverture par l'assurance-maladie. Le coût de cette mesure a été estimé à 10,5 millions d'euros en année pleine.
Selon l'Unaf (Union nationale des associations familiales), qui s'était montrée très satisfaite de la création du congé de soutien familial, quelque 15.000 personnes pourraient dans un premier temps être intéressées. Ce congé pourra permettre, avait affirmé l'Unaf, de trouver des solutions de placement, maison de retraite ou aide à domicile, de prendre le temps d'une décision réfléchie, ou de vivre plus calmement des moments difficiles.
Cependant, d'autres réactions, venant par exemple de l'Ufal (familles laïques) ou de la CGT, pointaient le risque de désengagement de l'Etat dans l'aide aux personnes dépendantes.
L’actualité de la CNAF
PROJET DE CAISSE COMMUNE DE SECURITE SOCIALE POUR LA LOZERE AU CA DE LA CNAF
La CFTC a confirmé son avis négatif, position déjà affirmée dans deux courriers cosignés des 4 présidents de caisse nationale de Sécurité Sociale, courriers adressés aux politiques, Chef de l’Etat compris suite à l’évocation de ce principe dans la loi de financement de la Sécurité Sociale
Une URSSAF unique dans l’Hérault
A compter du 1er janvier 2008 sera créée l’URSSAF DE L’Hérault, suite à la fusion des URSSAF de Béziers Saint-Pons et Montpellier-Lodève. La création de cette nouvelle entité juridique est officialisée par l’arreté du 2 mai 2007, paru au Journal Officiel du 13 mai 2007. L’URSSAF qui sera compétente sur l’ensemble du département de l’Hérault aura siège à Montpellier.
Elle comprendra deux établissements à Béziers et à Montpellier. Cette fusion s’inscrit dans le CPG 2006-2009 signé le 30 octobre 2006 entre les deux URSSAF et l’ACOSS à la suite d’une démarche de rapprochement résultant de la décision commune des Conseils d’administration des deux organismes et de la mobilisation des directions et des personnels.
Dans la conduite de ce projet, les deux partenaires ont notamment veillé à maintenir un service public de proximité en conservant un accueil cotisants et partenaires sur les deux sites, et à renforcer l’égalité de traitement sur l’ensemble du département, tout ceci sans licenciements, ni mobilité géographique imposée aux personnels.
Jusqu’à l’absurde !
Pendant les discussions sur la nouvelle classification, aux mérites largement vantés par la CFDT, la CFTC s’est élevée avec force contre la suppression des emplois repères et l’a vivement déplorée. Cela permettait de mettre un niveau de rémunération en face d’une définition d’emploi et du contenu de la tâche à accomplir.
Hélas, rien n’y a fait et la classification s’est appliquée. Avec la mise en place de la nomenclature des emplois en Avril 2007 (décidée par l’UCANSS sans aucune négociation avec les partenaires sociaux), avec effet au 1er Janvier 2007, découlant de cette classification, le personnel voit concrètement le piège qui se referme sur lui.
En effet, au-delà du changement d’appellation de l’emploi, pour certains anecdotique, pour d’autres très vexant, rien n’empêche un directeur de niveler le personnel par le bas, en jouant sur des définitions et des regroupements de tâches, issues d’emplois « génériques » (tiens ! on dirait des médicaments moins coûteux). A l’examen des documents, que chacun peut trouver sur le site de l’UCANSS, il apparaît rapidement que des agents au niveau 3, ou moins, peuvent effectuer des tâches actuellement rémunérées au niveau 4. Il pourrait en être de même à tous les niveaux. Pour aller plus loin, rien ne s’oppose à ce qu’un responsable de service au niveau 8, ou plus, ait un responsable adjoint au niveau 5A.
Cela ne vous paraît-il pas incongru ? N’est-il pas anormal et intolérable de favoriser le creusement de tels écarts ? Et pourquoi pas, tant qu’on y est, en poussant le raisonnement jusqu’à l’absurde, un sous directeur ou un directeur adjoint au niveau 6 ou 7 ? Peut-être le trait est-il un peu fort, mais il ne faut jamais jurer de rien. Souhaitons que ce ne soit qu’une caricature et que cela ne devienne jamais une sinistre réalité.
En tout cas, rien dans cette nomenclature, ni dans ses définitions, ne s’oppose à toutes les interprétations, fussent-elles les plus farfelues et, surtout, les plus injustes. Il semble bien que la manœuvre consiste à dresser les agents et les cadres les uns contre les autres. La marche vers le salaire individualisé est engagée. La CFTC refuse cette fatalité et fera tout pour que cesse ce processus destructeur de la solidarité, sans laquelle il n’y a pas de victoire possible sur les abus.
La spécificité de la CFTC est son refus de la lutte des classes. La clairvoyance de la CFTC l’a amenée à refuser de signer la classification. Quant à ceux qui ont pris la responsabilité de l’accepter, qu’ils se débattent maintenant dans les affres du dilemme où ils sont, pris entre le vice éclatant de ces textes, et leur vertu bien dissimulée, invisible aux yeux du personnel. Courage, rien n’est jamais définitif.
